Un diagnostic
Les très petites entreprises, les entreprises artisanales sont omniprésentes partout où le Cosame intervient. La création d’entreprise n’est pas un problème, c’est la pérennité des entreprises qui est problématique. Pour la plupart, les entreprises créées ne subsistent au-delà de la deuxième ou troisième année. Les raisons principales de leur disparition sont :
- le manque d’accompagnement de la part de leurs structures représentatives ou des structures publiques d’appui
- leur accès très limité au marché des services d’appui
- une offre insuffisante de services d’appui adaptés
- la structuration à peine naissante du secteur
Autrement dit, le problème de la petite entreprise n’est pas sa taille mais son isolement. En absence de cet accompagnement, elle ne peut pas développer ses compétences, qui restent faibles et limitées, mais surtout elle ne peut pas apporter sa contribution au développement économique.
… une stratégie
Pour faire de la très petite entreprise, des artisans et de leurs collaborateurs et apprentis un vecteur puissant du développement, deux leviers sont indispensables :
- le renforcement des compétences artisanales - techniques et entrepreneuriales - des chefs d’entreprise et artisans
- la structuration des filières et l’accès aux services d’appui
Les corps consulaires, les fédérations professionnelles, les prestataires privés des services d’appui sont donc indispensables à la pérennité de la petite entreprise
… et des méthodes
Nous sommes convaincus que les compétences locales sont à privilégier et que leur renforcement, y compris institutionnel, est nécessaire ! Il est donc indispensable de :
- participer au processus d’organisation des entreprises artisanales au sein de leurs filières
- en mettant les chambres consulaires et les organisations professionnelles davantage au service de leurs membres pour les accompagner tout au long du cycle de vie de l’entreprise,
- en leur apportant l’accès aux services d’appui et une animation économique
- fondés sur de diagnostics territoriaux au plus près des ateliers et privilégiant
- les approches régionales, participatives et entrepreneuriales,
- cofinancées par les bénéficiaires
En complément indispensable : une exigence de suivi, d’évaluation d’impact et de capitalisation des actions conduites en réponse, toujours, à une demande venant du Sud et une identification préalable des besoins locaux.